Ian McKellen est vieux.
Ian McKellen a Alzheimer.
Ian McKellen est Sherlock Holmes.

Mr Holmes a vieilli.
À 93 ans en 1947, il vit retiré dans le Sussex, tous ceux qu’il a aimé sont morts et sa mémoire est défaillante.
Il va pourtant tout faire pour se remémorer une affaire vieille d’une trentaine d’années dont il n’est pas satisfait par la tournure de fiction  qu’a utilisé Watson à l’époque pour la raconter.
Parallèlement, les souvenirs d’un voyage récent au Japon vont changer son regard sur la fiction de ses aventures.
Avec l’aide du fils de sa logeuse, il se glisse dans la peau du narrateur.

Si vous ne voyez pas qui est le grand Ian McKellen, un petit rafraîchissement mémoriel s’impose :

Il a vieilli et son personnage de Holmes est plutôt dans le 4ème âge mais il joue toujours aussi bien 😀 !

Alors si vous n’êtes pas, comme moi, fan du célèbre détective londonien, passez votre chemin car en plus d’être un bon film anglais, les rappels à l’univers du héros de Conan Doyle sont très présents.
Ne vous attendez pas du Robert Downey Jr car ici tout est souvenir et paysages campagnards.

Le film n’a aucun besoin de rapidité, les clins d’œils à la littérature sont très bien choisis.

Dans les romans et nouvelles, Holmes ne mourra jamais.
Ici on assiste à sa fin tranquille (comme celle de Gandalf) sans pathos ni larmes, même s’il est le seul survivant de l’univers de son créateur.

Petite note personnelle : malgré le fait que Sherlock Holmes n’ai jamais existé, il est toujours considéré, par moi y compris, comme ayant été vivant.
C’est aussi ce qui en fait un personnage… attachant.
Quand la créature prend le pas sur son créateur…

Publié par Gilles

Blogueur - Bibliothécaire - Parigot - Manchot : choisissez... ou mélangez !