Netflix ou quand l’appétit vient en regardant

J’ai pris un abonnement Netflix récemment, en colocation  😎 et nous en sommes très contents.

Petite virée au pays du streaming légal.

Vous ne le savez peut-être pas, mais Netflix est propriétaire des droits de diffusion d’une palanquée de séries télévisées.
Également de films mais vue la chronologie des médias en France (une aberration d’une autre époque), je ne m’attends pas à y trouver des productions récentes, malheureusement.

Notre abonnement est le plus onéreux, il faut compter 12 € / mois en échange de la HD 4K (un gadget inutile selon moi) et surtout de la simultanéité sur 4 écrans.
Sauf que Netflix n’est pas contre le partage entre plusieurs personnes, voire s’en moque, tablant sur la découverte avant que les autres personnes prennent également leur propre abonnement.
Du coup j’ai partagé les 12 € avec une collègue et une personne de la famille, ce qui revient à 4 € / mois pour des centaines de séries et films, je trouve ça plutôt honnête, à l’heure où la bibliothèque d’Alexandrie T411 a brûlé.

Offres Netflix - Août 2017
Offres Netflix – Août 2017

Côté utilisation, deux possibilité : soit vous accédez via votre ordinateur avec un navigateur (Firefox est compatible avec les DRM de Netflix, merci la Liberté de choix, n’en déplaisent à la nichée de barbus), soit vous installez l’application, si elle ne l’est pas, sur le matériel compatible.
Et là, vous avez le choix, j’ai personnellement testé l’accès à Netflix avec succès sur :

  • Livebox Play d’Orange (elle a redémarré, planté, etc. mais bon, c’est Orange)
  • PlayStation 4 (notre principal accès)
  • Android (tablette et smartphone, Android 5 et 7)
    Netflix
    Prix: Gratuit+
  • Wii U
  • Firefox (Linux et Windows)
  • Internet Explorer (au travail, pour tester 😳 )

La compatibilité Xbox 360 est au rendez-vous dixit la collègue, il paraîtrait même que l’application existe pour Windows Phone / Windows Mobile 10.

Netflix
Prix: Gratuit

Je n’ai par contre pas réussi à visionner une vidéo sous Chrome (59) ou Vivaldi (un dérivé de Chrome), sous Linux.
Car oui, dernièrement, Netflix a annoncé la compatibilité de son service sous Linux avec Firefox, c’est ce qui m’a servi de déclencheur pour m’intéresser à leurs offres.

Et côté visionnage, quel a été le programme ?

Nous avons commencé par l’excellent (pour moi, madame n’ayant pas aimé) The Discovery.
Robert Redford y incarne un scientifique qui a révélé qu’au moment de la mort, des ondes cérébrales s’échappaient du corps, un équivalent d’un voyage de l’âme pour m’a-delà.
Du coup, en quelques années, le taux de suicide a grimpé en flèche.
Son fils lui rend visite, pour découvrir que le père essaye maintenant de découvrir le devenir des âmes.
Science-fiction et romantisme au programme, mon pitch est bien pourri donc je vous propose la bande-annonce :

Vu que le point fort de Netflix réside surtout dans les séries télévisées, nous avons commencé Sense 8, des frères sœurs Wachoswki (pensez Matrix).
La série suit le parcours de 8 personnes connectées de façon sensorielle, à savoir qu’ils et elles ressentent tout ce que les autres ressentent, on assiste à des scènes avec des personnes interchangées (dur à comprendre : le chauffeur de bus africain qui se retrouve en pleine bagarre est remplacé par la banquière adepte d’un art martial).
Ils sont bien entendus traquées par une méchante organisation, Netflix a enterré la série après la deuxième saison mais les fans ont obtenus une fin sous forme de téléfilm.
Les questions abordées tournent autour de l’identité, du genre, de la sexualité, de la religion : bon appétit  😀 !

Le deuxième point fort chez Netflix sont les séries d’animation japonaise !
J’ai toujours aimé les mangas, j’en ai fansubbé dans une très lointaine vie antérieure, j’en ai regardé, lu, présenté, etc.
Mon manga préféré reste à ce jour Hunter × Hunter et Ô joie il est disponible en vidéo !

Pour l’avenir, Netflix investit dans des marques, des franchises, bref va continuer à alimenter le service côté japanimation, mais également côté comics et surtout risque de bouleverser pas mal la donne en France car contrairement aux USA, certains films sortiront directement en VOD sans passer par les salles obscures (je pense au prochain Will Smith, très alléchant et qui sort mondialement le 22 décembre… sur Netflix et dans les cinémas… aux USA).

Alors qu’apporte Netflix par rapport au visionnement illégal ?

Déjà, la légalité. A 39 ans, bizarrement… c’est une donnée qui peut compter car même si le téléchargement illégal reste, pour moi, relativement facile, il y a aussi le second apport : la facilité car Netflix est vraiment disponible presque partout !

Le consommateur a d’ailleurs droit à la diffusion en plusieurs langues, avec des sous-titres multiples, des suggestions, des résumés, etc.

Et la concurrence ?

Amazon propose un service similaire à travers son offre Amazon Video, inclut dans le service Amazon Prime, avec aussi des applications disponibles sur différents appareils mobile ou de salon.
Je trouve les exclusivités moins intéressantes et Netflix jouant directement sur le terrain de la vidéo, contrairement à Amazon qui semble plutôt jouer la complémentarité avec son activité de cyber-marchand.

Côté France, il y a deux concurrents principaux : OCS (Orange) et CanalPlay (Canal +).
Si certaines exclusivités peuvent être attirantes (combien de personnes prennent un abonnement OCS pour The Walking Dead ou Game of Thrones ?), il y a quand même une grosse différence avec Netflix : l’aspect multi-plateformes pour un même abonnement.
Ainsi, si vous vous abonnez à CanalPlay sur votre Freebox, il est ensuite impossible d’utiliser le même compte sur une Livebox : le paiement se fait sur la facture du fournisseur d’accès.
Par contre, le contournement est peut-être possible si le colocataire regarde sur un appareil mobile ou une application de console… mais on reste loin de l’interopérabilité de Netflix.
Un article de Numérama (janvier 2016) détaille les différents aspects des concurrents.

Pour la petite histoire, j’ai eu un abonnement OCS (dont OCS Go, le service de VOD Orange) avec ma première année d’abonnement Orange (arrivée de la fibre), et je n’ai jamais été regardé en détail ce qu’il y avait de disponible, nous avons juste regardé un film.

Il me serait faisable et/ou facile de revenir au téléchargement illégal à 100 %… mais le confort de pouvoir lancer une application et de naviguer dans le catalogue est quand même quelque chose de… confortable, oui ça fait une jolie répétition mais le mot est juste.
Il y a aussi une correspondance avec mon mode de vie actuel :

  • un fils qui peut regarder des vidéos sans publicités et avec plus de choix que les chaînes de la TNT, sans compter que je préfère qu’il regarde Netflix plutôt que YouTube (je n’ai pas abordé le sujet mais il est possible d’avoir un profil catégorisé pour les enfants de moins de 12 ans avec un contenu adapté)
  • un couple dont chacune des deux parties a des goûts différents (et des disponibilités différentes, je mate du HxH sur ma pause méridionale, seul)
  • un abonnement disponible sur Livebox, PS4, Android, Xbox 360… dans différents lieux

A côté de ça, j’ai toujours un abonnement VPN (offre à vie promotionnelle), des listes de sites torrents ou DDL sous le coude, un abonnement premium à un hébergeur de fichiers, un Raspberry Pi 2 avec Transmission, etc.

A quand la licence globale OU le catalogue global ?

7 réponses sur “Netflix ou quand l’appétit vient en regardant”

  1. Ah… tous les gouts sont dans la nature, après tout. Je suis un peu surpris, quand même, quand on considère ce qu’est Netflix. Un peu comme AirBNB, c’est loin d’être un exemple en terme d’éthique et en terme culturel, je trouve que c’est le nivèlement par le bas.

    J’ai fait le choix d’avoir un abonnement cinéma, ce qui est bien plus cher, m’offre moins de contenus (pas de séries), mais des sensations en plus (malgré ma grande télé). Les séries, j’en suis lassé et j’ai une pléthore de DVD et contenus en replay via des plateformes pour remplir une vie qui n’en a pas besoin. Donc ça me va comme ça.

    On peut reprocher le timing de sortie en VOD mais à bien y réfléchir, je le trouve plutôt pertinent, et même trop court. Aujourd’hui, un film n’a quasiment pas de chance de vivre plus de 2 semaines, voire une. On sait qu’il pourra éventuellement se rattraper en VOD derrière, mais certains n’y auront même pas accès. La sortie en Direct to vidéo, c’était synonyme de navet avant… Quand je vois ce qui sort aujourd’hui, c’est de la suite, de la licence jusqu’à la corde, des remakes et adaptations de trucs connus… Pour aller chercher l’originalité, ce n’est pas vraiment chez Netflix ou Canalplay que je la trouverai hélas, surtout quant ils se seront entretués. La stratégie d’expansion de l’américain est pour l’instant largement payante… Mais pour le financement de certaines oeuvres, pas sur qu’à terme Netflix ait une vision autre que lucrative.

  2. Forcément, nous n’avons pas les mêmes goûts donc pas les mêmes attentes 😉 !
    Je n’aborderai pas le coût du cinéma car même si j’arrive à avoir des places pas trop chères, je me vois mal aller voir tout ce qu’il me plaît.
    Les sensations en plus au cinéma, genre la 3D, que personnellement j’essaye d’éviter sauf pour les films d’animation ? Ou bien les gens qui parlent pendant le film ? Ou alors les publicités avant la séance ?
    Sinon je n’ai rien contre les licences à suite, chacun ses goûts, encore une fois et personne ne nous oblige à les regarder.

    Pour ce qui est de l’éthique, je vais tâcher de ne pas jeter la pierre à une entreprise quand notre gouvernement baisse l’ISF contre une baisse des APL, je pense que ma conscience ne me taraudera pas trop, n’oublie pas qu’Amazon est glorifié quand il construit un entrepôt d’esclaves en France, du coup le côté peu éthique de Netflix m’échappe, à part peut-être la question des impôts.
    Pour le nivellement culturel, tu t’aventures sur du mépris de classe, c’est un terrain sur lequel je te laisse jouer 😛 …

    1. Je ne glorifie pas Amazon….J’ai un Gibert pas loin. et encoremoins le gouvernement
      Et ce que tu dis mépris de classe c’est juste avoir du choix, ce que j’ai du mal à avoir loin de grandes villes ou si je ne vais pas sur des plateformes vod bien ciblées. Netflix a fait des choix mais s’il bouffe le gâteau, que se passerat il ? La même chose que les boutiques et Amazon… Et là c’est ma classe de pauvre qui viendra pleurer.

      1. En fait j’ai trouvé ou lu du mépris sur la liaison dans ton commentaire entre « Netflix » et « pauvreté culturelle »…
        Après… chacun ses goûts 😉 mais aucun système n’est parfait.

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