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Réseaux sociaux : pratiques et usages personnels

Les réseaux sociaux sont utiles.
Pas indispensables mais utiles.
Mais ils nécessitent une remise en question de nos habitudes au niveau des relations avec autrui.
Avec cette constatation, pas de psychologie mais je propose ici quelques remarques d’utilisation.

Commençons par Facebook.

Facebook a changé profondément la signification du terme « Ami ».
En effet, le moindre contact est un « ami », quelque soit son niveau relationnel avec nous.

Ainsi, si vous ajouter un collègue, un membre de la famille, une vague connaissance ou un parfait inconnu, il devient votre « ami.
Dans la vie réelle (IRL / In Real Life), ce n’est pas aussi simple, heureusement.
Facebook ayant tendance à gommer toute distanciation, il est absolument nécessaire de se la remémorer.
Ne serait-ce que pour éviter les accidents relationnels : montreriez-vous les mêmes photos de vos vacances nudistes à votre famille, à vos collègues ou à votre conjoint(e) ?

Un autre phénomène, lié à mon avis à la pratique « solitaire » d’Internet (nous sommes seuls devant notre clavier) est le besoin de sociabilisation et par extension d’avoir des contacts, surtout si ces contacts sont des « amis » !
Du coup, le fait d’avoir beaucoup de contacts sur Facebook devient une mesure de notre propre estime.

Faites un pas en arrière : dans la vraie vie, avez-vous réellement 500 amis ?
Voire 500 connaissances ?
Really ? o.O
Alors réfléchissez bien avant d’ajouter un contact à votre profil.

Personnellement, je n’ajoute en « ami » que les personnes avec qui j’ai ou j’aurais eu des affinités dans la vie réelle.
J’ai donc en « ami » :

  • de la famille
  • des vrais amis
  • des anciens collègues
  • des cas exceptionnels où seule la distance m’empêche de les rencontrer

Chaque contact ajouté est d’ailleurs « sujet » à une période de « test » : si la personne ne poste que des messages inintéressants A MON SENS, elle disparaît de mes contacts. Sans pour autant vouloir dire qu’elle n’est pas une « amie ». Juste que je ne vois pas l’intérêt de la connaître via le prisme de Facebook.
Nous sommes le 27 juin, j’ai 20 « amis » dont deux seulement que je n’ai jamais rencontré.

Et ailleurs ?

Je suis présent également sur Google +, le réseau fantôme avec des millions d’utilisateurs.

Google a très bien monté son réseau, avec des erreurs au départ, mais maintenant il est intégré dans tous services et surtout, il est très ergonomique !

Les contacts ajoutés peuvent être répartis directement en « cercles », permettant de publier directement pour un groupe ou en excluant certaines personnes.
La publication est lors plus « fine », contrairement à Facebook où je ne publie que pour mes « Amis » ou parfois en public mais sans gérer des « groupes » comme c’est pourtant possible.

Sur G+, je n’ai en contact quasiment que des gens que je n’ai jamais rencontré et qui ne m’intéressent que par leurs publications.
La mentalité est différente de Facebook : peu de vidéos qui font le « buzz », des discussions animées mais constructives (ou pas 😉 ), etc.

Enfin, j’ai aussi un compte sur Twitter, peu actif, et qui me sert surtout à suivre quelques personnes inconnues qui ne sont pas sur G+.

J’ai également un compte sur Framasphere* (une instance Diaspora*).
C’est un réseau Libre et Ouvert mais qui n’a attiré jusqu’ici que des Libriste, donc on se retrouve « entre soi » et ça limite grandement l’intérêt !
Du coup je n’y vais pas souvent.

J’ai aussi des comptes sur Copains d’Avant, Ello (on ne rigole pas, merci) et d’autres, avec un intérêt beaucoup moindre.

Utilisation ?

Quelque soit le réseau social sur lequel je publie quelque chose (texte, photo, partage de lien, etc.), je prends toujours du recul en vérifiant QUI lira ce que je publie avant de cliquer sur le bouton « Envoyer » !

N’oubliez pas que PAR DÉFAUT, sur le Net, tout ce que vous envoyez est public.
La règle est celle du « SAUF » : je publie à tout le monde SAUF si je spécifie une règle contraire. Les e-mails sont pour tout le monde SAUF si je les envois à des destinataires particuliers (oui, je sais, c’est la base de l’e-mail, mais vu les chaînes que je reçois, surtout en période d’élections, je pense que cette notion de « destinataire précis » n’est pas bien intégrée dans le cerveau de certains).

Il suffit dès lors de penser à régler les options de partages ou de confidentialité des réseaux auxquels je suis inscrit.

Pour conclure, je vais parler des « obligations sociales ».
Ainsi, de nombreuses entreprises, institutions ou groupes sociaux diffusent de l’information UNIQUEMENT sur Facebook.
C’est une erreur : une GRANDE partie de l’audience potentielle n’est PAS sur Facebook, voire pas du tout sur un réseau social.
Je leur conseillerai de multiplier les présences sur les réseaux (Google +, Twitter, Instagram, etc.) mais également d’utiliser les « vieux » moyens de diffusion que sont la lettre d’informations (newsletter) par e-mail ET le flux RSS.

Enfin, n’oubliez pas que tout ce que vous venez de lire est le fruit de la réflexion d’une personne de 37 ans.
Je n’ai pas le besoin de construction identitaire d’un jeune homme ou d’un adolescent (ma femme dirait que je ne l’ai pas ENCORE 😉 ) et je peux comprendre ce besoin de vivre par un réseau social.
Mais en dehors du côté faussement « indispensable », il faut s’interroger sur la MANIÈRE d’y exister, sans pour autant rejeter toute forme d’interaction par le biais de ces réseaux.

Par Parigot-Manchot

Blogueur + Bibliothécaire + Parigot + Manchot = choisissez... ou mélangez !

5 réponses sur « Réseaux sociaux : pratiques et usages personnels »

« Les réseaux sociaux sont utiles.
Pas indispensables mais utiles. » :
Ça commençait bien (pour moi) mais ensuite je n’ai pas vu d’exemple en quoi c’est utile, je suis presque déçu, j’aurais pu l’être vraiment si je n’étais pas venu lire par simple curiosité « intellectuelle ». d:-)

Je ne peux pas généraliser mais ça me rassure quand même :
L’autre jour j’ai entendu des gens parler de leur facebook et ils faisaient bien la distinction entre « amis » au sens facebook et amis véritables.

Les réseaux sociaux sont comme un couteau : si on fait n’importe quoi avec, ça fait mal. Je pense qu’on peut très bien les utiliser de façon réfléchie sans risquer grand chose niveau vie privée, et niveau relationnel : comme tu dis, il suffit de ne pas montrer ses photos de vacances à n’importe qui.

Pour ma part je suis quasi-absent de Facebook (trop kikou dans l’ensemble, c’est pas ce que je recherche).
J’utilise G+ pour les news et pour suivre (moi aussi) des gens qui ont des intérêts similaires aux miens mais que je n’ai jamais vu ou rencontré. On peut déjà d’avantage discuter sur G+.
Je suis aussi sur Twitter, mais c’est plus mon flux RSS et mon site qui s’y trouve : je ne fais que répondre de façon anecdotique à des questions qu’on m’y pose.
Je suis également fan de Tumblr, mais c’est uniquement pour les images, les mangas, le fun.
Le reste du temps, je préfère quand même les blogs, pour discuter : c’est plus convivial, même si ça part parfois en vrille.

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