Je suis toujours Charlie, et vous ?

Je suis Charlie

Depuis la 1ère mort de mon enfance, avec la disparition de Cabu, le slogan Je suis Charlie est servi à toutes les sauces.

Je me suis toujours défini Charlie, même avant les attentats de 2015.

J’ai enfin trouvé la bonne définition, dans un article de Libération :

«Je suis Charlie» était un cri humaniste, d’effroi et de mélancolie. Il me signifiait que je vivais dans un pays où des millions d’individus, quels qu’ils soient et quoi qu’ils pensent, se levaient spontanément pour dire qu’ils ne voulaient pas habiter un monde où l’on massacre des dessinateurs dont le métier est de faire rire, ni d’ailleurs qui que ce soit. «Je suis Charlie», c’était alors : «Je ne lis pas forcément Charlie, je n’aime pas forcément Charlie, mais je refuse qu’on tue ceux qui le font.» Il regroupait ceux qui lisaient Charlie, peu nombreux, ceux qui ne le lisaient pas, très nombreux, ceux qui avaient grandi avec les dessins de Cabu et de Wolinski, assez nombreux, ceux qui avaient quitté Charlie à un moment ou à un autre de son histoire, assez nombreux aussi, et même beaucoup de ceux qui ne l’aimaient pas. On se levait pour un principe, pour la vie, pour un principe de vie.

N’en déplaise aux fascistes  et aux autres, j’ai toujours en moi cet état d’esprit.

Lisez l’article gratuit de Libération, il est intéressant et redonne l’envie d’être Charlie, s’il y a un peu d’humanisme au fond de soi.